• Alpes de haute Provence
    Vallée de l'Ubaye
    De la préhistoire au XXIe siècle, la vallée de l'Ubaye a très souvent eu une vocation militaire, plus ou moins prononcée selon les époques. En effet, elle a une position géographique importante : carrefour entre l'Italie à l'est, la Haute-Provence à l'ouest, l'Embrunais et le Queyras au nord, le Verdon et la Tinée au sud. C'est donc une voie de passage, qui est militairement intéressante à posséder. L'altercation entre les Ésubiens et les Romains sous la République21 est la plus ancienne trace de la position stratégique de la vallée, de même que la théorie du passage des Alpes par Hannibal via le col de Larche. Bien qu'il soit aujourd'hui presque sûr qu'Hannibal n'emprunta pas le col de Larche, ce dernier, grâce à sa relative faible altitude par rapport aux autres cols frontaliers (1991 mètres, qui le laisse ouvert parfois jusqu'à tard dans l'année en cas d'enneigement faible), en fait un point de passage privilégié pour une armée voulant se rendre en Italie (ou en France par le chemin inverse) et désireuse d'éviter le chemin de la côte niçoise, ou alors les cols plus célèbres des Alpes du Nord. C'est comme cela que François Ier put surprendre ses ennemis en 1515.
    En 1713 a lieu un évènement capital pour la vallée de l'Ubaye : son rattachement officiel au royaume de France, toujours en raison de cette position stratégique. Quelques années auparavant, six redoutes ont été bâties dans cette haute-vallée, dont il ne reste au début du XIXe siècle que la fameuse Redoute dite de Berwick, une petite forteresse construite par Vauban, qui est réutilisée aux XIXe et XXe siècle comme dépôt de munitions.
    Sous la Révolution, jusqu'à 10 000 hommes22 de l'Armée des Alpes furent stationnés dans la vallée, pour verrouiller le col de Larche et les armées austro-piémontaises. Cette vocation militaire s'évanouit lors du Premier Empire, Napoléon ayant rattaché le Piémont à la France. Mais elle revint lors de la défaite napoléonienne.
    C'est dans les années 1830, sous l'impulsion du général Haxo, que la fortification en masse de la vallée de l'Ubaye fut entreprise, avec la construction du fort de Tournoux23, le « Versaille militaire du XIXe siècle ». Après la mort d'Haxo, Séré de Rivières fut son continuateur. Achèvement de Tournoux avec la construction de la batterie de Caurres, la batterie du vallon de Claous, la batterie de Cuguret, la batterie de Roche Lacroix haute et basse, la batterie de mallemort, la batterie de Viraysse et son casernement, le fortin de Pelousette, la position de Roir'Alp, le fortin Las Planas à la Tête de Vinaigre, le fortin du mont des Fourches et son casernement, caserne Breissand de Jausiers, casernement de Restefond, observatoire militaire de Cuguret, la redoute de Chaudon, la batterie du Col-Bas et la caserne Courtigis à Saint-Vincent, les forts autres ouvrages de moindre importance tels les postes de la Duyères : à la fin du XIXe siècle, la vallée n'a que peu à craindre d'une invasion italienne.

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    La vallée de l'Ubaye 


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