• Région Bretagne
    Département du Finistère
    Préfecture: Quimper
    Sous préfecture: Brest,Châteaulin et Morlaix
    Villages du pays de Léon
    La région est un plateau granitique à peine vallonné, entaillé d'abers et buriné d'infimes rivières qui s'élèvent graduellement jusqu'aux Monts d'Arrée. L'aspect sauvage de cette côte du Finistère aux paysages battus par les vents contraste singulièrement avec l'agriculture intensive de l'arrière pays.C'est aussi une terre de légendes, de chants et danses, de manoirs et calvaires, de stèles et chapelles. Peu de forêts occupe le territoire hormis à l'approche des Monts d'Arrée : ce sont les clochers qui fixent l'horizon.

    village du pays de léon 5 et fin du finistère

    Kerlouan est une commune littorale de la Manche, faisant partie du Pays pagan, qui dispose d'une longue façade littorale en raison de sa situation péninsulaire, due au golfe marin du Port de Tresseny, dans lequel se jette un petit fleuve côtier, le Quillimadec1, qui la sépare de la commune voisine de Guissény et forme la presqu'île de Neiz Vran. Son littoral est formé de nombreuses plages et rochers, ces derniers pour la plupart en granulite. Les dunes basses qui longent le littoral ont été formées par l'action du vent qui a accumulé là une partie du sable des plages, principalement lors du petit âge glaciaire, qui provoqua un ensablement important
    L'abondance des rochers en mer, qui forment de nombreux écueils, rend cette côte particulièrement dangereuse à la navigation comme en témoigne cette description d'Ernest Daudet, parue en 1899 :
    « En avant de ces rivages, et jusqu'à plusieurs milles en mer, [la nature] a jeté dans les fonds d'innombrables récifs. Quelques-uns s'assèchent à la mer basse et, quand elle les recouvre, on ne peut les deviner qu'à l'écume des eaux qui viennent se briser sur leurs dentelures redoutables. D'autres ne sont jamais couverts. Ils émergent au-dessus des ondes : ici, aiguilles acérées ; là, rocs massifs s'allongeant comme des monstres accroupis. Il en est qui ne se montrent qu'à de rares intervalles, dans les mouvements des grandes marées, et ce ne sont pas les moins périlleux. Pour naviguer parmi ces écueils, il faut les connaître et pour ne pas s'y briser il faut n'être pas saisi par les courants, enveloppé par les brumes et surtout ne pas confondre les feux des phares qui éclairent la bonne route (...). Encore aujourd'hui, des navires s'y perdent et, chaque année, on y signale des naufrages, bien qu'en ces endroits on ait multiplié phares, balises et signaux avertisseurs. Si, sur ces bords redoutés, les eaux pouvaient s'ouvrir (...) un vaste cimetière apparaîtrait sous nos yeux avec toutes les épaves que les siècles y ont accumulé, encore que les habitants en aient de tout temps arraché aux flots des quantités innombrables>>

    Le nom est formé sur le radical « conq » provenant du latin concha qui a donné en breton konk et en français « conche, conque », avec le sens de « baie, havre, anse ». Ce terme est peut-être d'origine celtique compte-tenu de sa présence en gaélique irlandais sous la forme Cong avec le sens de « goulet, détroit ». La forme conservée dans les textes comporte le suffixe diminutif « -et » depuis le moyen-âge, et est précédée de l'article défini depuis le xvie siècle
    Le nom breton du Conquet est Konk-Leon. Le deuxième élément de la forme bretonne est Leon, qui est le nom de la région historique où se situe le lieu : le pays de Léon. Leon découle du latin Legiones « légion », ce qui peut être mis en rapport avec la légion romaine basée dans la région au Bas-Empire romain. La première mention du nom « Leon » ne date que de 884 (vita de saint Paul-Aurélien), mais pourrait être plus ancienne, l'évêché de Léon ayant été fondé vers le vie siècle. L'ajout de Leon à la suite de Konk permet de le distinguer de celui existant en Cornouaille, à savoir Konk-Kerne, « Concarneau ». Il est à noter que les habitants brittophones du Conquet et des alentours n'emploient généralement que la forme courte Konk à l'oral, car il n'en existe qu'un seul à proximité. Toute confusion avec Konk-Kerne/Concarneau, situé à plus de 100 km, ne peut en effet se produire. A l'oral, le nom peut aussi être précédé de l'article Ar ce qui provoque la mutation du K en C'h : Ar C'honk. Cette forme résulte sans doute de l'adaptation assez récente en breton de l'article défini existant dans la forme française « Le Conquet »


     


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